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La réalité des dysfonctionnements humains

Aujourd’hui, le défi pour chacun est de passer du simple ressenti corporel à la compréhension de son fonctionnement humain. C’est à ce niveau que se manifestent et peuvent se résoudre les dysfonctionnements que le corps subit par son déterminisme psycho-biologique.

L’origine des dysfonctions humaines tient à une tension fondamentale.

La vie naturelle agit par des actes inconscients. Ces actes suscitent des comportements émotionnels, dont l’être en devenir a besoin pour fusionner l’esprit et son corps en un tout identitaire : l’homme.

Or il existe une tension entre la conscience et l’être qu’elle est censée matérialiser en un homme réel. Cette tension découle de l’utilité naturelle, dont une intelligence générale fournit les moyens de fonctionnement. C’est ici que notre discernement nous fait découvrir que l’intelligence est ce qui manque à la conscience pour être.

Par l’existence des actes naturels, la nature humaine devient l’essence même de cette conscience, et leurs résultats deviennent les ingrédients d’un être nouveau, en devenir. Il lui manque cependant les moyens cognitifs d’accéder à ce devenir conscient, des intentions psycho-physiques plus généralement définies par les intuitions profondes. Les dysfonctionnements apparaissent dans cet écart.

Le corps et les qualia sont les lieux de cette médiation.

Il s’agit donc de mieux vivre dans son corps, car celui-ci est l’interface de représentation entre le monde reconnu et le monde intérieur de conscientisation. Pour que l’échange se fasse dans les deux sens, l’esprit doit découvrir ce que le corps ne perçoit pas, et ainsi tracer son propre chemin.
Daniel Dennett, philosophe majeur de l’esprit, définissait la conscience par « la manière dont les choses nous apparaissent ». Cette formule simplifie un concept complexe : que les qualia sont l’interface consciente entre les mondes reconnus intérieurement et notre esprit. Le corps donne de cette façon la matière de l’expérience, et les qualia la rendent consciente.

Le remède devient une appropriation de soi vers plus d’Homme.

Retrouver une santé robuste suppose de s’approprier des outils que seule la reconnaissance d’une psychologie de l’évolution personnelle peut offrir. Décider de s’affranchir du déterminisme biologique et social, comme du fatalisme personnel, aide à redevenir maître de sa vie, dans le présent comme dans l’avenir puisque l’on façonne les deux.

La finalité est l’accomplissement de l’humain.

L’essence de la foi n’est peut-être pas dans une instance supérieure, indépendante de nous, mais dans l’Homme, ce concept à l’origine de la diversité humaine. L’humain serait ainsi la substance à comprendre pour devenir Homme.

Résoudre les dysfonctionnements humains revient à réduire la tension entre une conscience individualisée et le centre d’un être, et par conséquent à faire de l’être en devenir un Homme pleinement conscient de son humanité.