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Opportunité d’une humanologie

L’hypothèse de départ, concerne la mise en place, dans une clinique de l’être humain, d’un concept d’humanologie. Elle se découvre dans l’aspect concret d’une mise en mouvement de l’esprit. Ce que nous allons tenter de définir ici, n’est pas de l’ordre d’un courant politique ou religieux, mais plutôt de l’application d’un mode de pensée ouvert. Ce n’est pas non plus un humanisme philosophique, mais plutôt le descriptif des possibilités d’un vitalisme primaire, à l’origine de toute manifestation existentielle de l’esprit. En ce sens, cette réflexion relève d’un pragmatisme philosophique. En donnant à l’éthique comportementale, la direction d’une connaissance apportée par l’éveil conscient d’un esprit, nous satisfaisons pleinement au désir d’une vie sociale réussie. Son entière réalisation, issue d’un socle vital premier, respecte en tous points le pari individuel d’un libre-arbitre personnel.

Maintenant, il nous faut commencer par préciser ce que l’on entend par « omniscient » et par « transmédia », puisque c’est des termes que nous rencontrerons dans cette réflexion. En effet, ces deux termes vont être à la naissance d’une explication de principe ; la naissance des propriétés particulières de l’esprit. Pour le terme « omniscient », nous reprenons un développement auquel nous souscrivons ; celui d’un adjectif qui définit la capacité à tout connaître d’une manière généralisée ou ciblée. Pour le terme « transmédia », il nous faut diverger de l’utilisation commune, comme technique de storytelling, pour l’envisager comme adjectif, d’une faculté à se mettre en relation d’une quelconque façon avec différents médias physiques. Cette précision étant faite, le développement de notre réflexion commence par l’étude des différents sens sensoriels, qui nous permettent les mises en relation avec les différentes formes naturelles de notre environnement.

En humanologie, nous élargissons la disposition sensorielle de l’être humain à la faculté de concevoir treize sens. Nous identifions les cinq sens communs, auquel nous ajoutons successivement le sens du temps, de l’espace, de l’univers, du multivers physique. Nous mettrons à part le sens de l’absolu, et le sens de l’éveil, qui nécessitent un développement original. Comment procédons-nous ? En premier, par la juxtaposition des sens avec leur médium, ceux avec lesquels ils entrent en relation, puis par l’analyse d’une certaine qualité de leurs états respectifs. Nous commencerons par énumérer sept sens et leurs correspondances avec leur médium distinctif : 1) le goût, porté par l’eau. 2) le toucher, porté par la terre. 3) l’odorat, porté par l’éther. 4) l’ouïe, portée par l’air. 5) la vision, portée par le feu. 6) le temps, porté par l’intelligence. 7) l’espace, porté par la conscience. Ces sept éléments associés aux fonctions sensorielles sont des médiums, grâce à leur manifestation sensorielle sous la forme de percept d’état. Maintenant, regardons la correspondance que nous faisons grâce à l’expérience subjective de ces éléments : 1) le goût par l’eau avec l’état liquide. 2) le toucher par la terre avec l’état solide. 3) l’odorat par l’éther avec l’état fluide. 4) l’ouïe par l’air avec l’état gazeux. 5) la vision par le feu avec l’état plasma. 6) l’intellect par le temps avec l’état du sens. 7) la conscience par l’espace avec l’état de vacuité.
Sur le plan objectif, chaque sens correspond à l’expérience d’un niveau d’énergie physique, car toutes les quantités d’énergie se communiquent par leurs états. Petite remarque, la conscience que l’on pensait être sans énergie, comporte en elle une nature énergétique qui autorise à la quantifier sous forme d’état.

À présent, la question que nous devons nous poser est la suivante ; est-ce l’expérience des états d’énergie que nous percevons grâce à nos organes sensoriels, ou est-ce l’énergie qui fait son expérience au travers d’états sensoriels que nous percevons ? Si, comme dans le premier cas, c’est l’expérience des états d’énergie que nous faisons grâce aux organes des sens, alors cette factualité nécessite une réalité psychologique pour en intégrer leur objectivité sous forme d’états subjectifs. Mais, si, comme dans le second cas, c’est l’énergie qui fait son expérience au travers des états sensoriels, nous devons trouver un principe organisateur d’une gestion de ces états sensoriels, et c’est la raison d’être d’un organisme vivant. Par conséquent, cet organisme devient lui-même un nouvel état d’énergie, un état d’intégration des états d’énergie sensorielle, par un organisme vivant. Si l’organisme est un état, il relève alors de la nature d’un média et comporte ainsi, par son principe d’organisation, un sens médiatique. Mais, pourquoi, l’organisme relèverait-il d’un état sensoriel ? Pour répondre à cette question, dérivons notre réflexion sur le comportement vivant. Comme la vie s’exprime au travers d’un organisme, l’environnement non différencié qu’est un Univers est le principe organisateur de celui-ci, car c’est de lui que les éléments primordiaux de la vie, naissent. Puisque l’Univers est le principe organisateur d’une vie manifestée sous la forme des organismes, alors l’organisme, au singulier, constitue le huitième sens par son médium, l’électricité physique.

Une conséquence faible de ceci, c’est que nous pouvons abandonné temporairement l’illusion d’un « sujet » social porteur de vie, et ainsi l’état abstrait qui régit le sujet. L’état abstrait opère par l’identification personnelle de tout être social. Nous comprenons ici, aisément, pourquoi l’État social tient tant à revendiquer l’identification numérique. En effet, grâce à elle, il peut avoir le contrôle total sur le sujet social, en conséquence sur la Vie individualisée, comme une gestion politique, et ce, au travers de la santé des populations vivantes. Accepter d’être « sujet » oblige à la reconnaissance de l’état qui le régit. Enfin, n’oublions pas que l’état de « sujet » n’existe que par le législateur, qui lui-même est assujetti et projette l’état de droit sur tout sujet d’une population vivante. En respectant un pragmatisme philosophique, l’État social doit être remplacé par la Vie organique, puisque celle-ci est exprimée par tous les sujets humains. Alors que devient le statut de « sujet » dans le remplacement de l’État par la Vie organique ? Il se mue en statut de « personne », car celui-ci définit un nouvel état mis en place par la Vie organique. Parce que le corps est façonné par le sens d’une manifestation physique de l’esprit, l’inconscient génétique de ses comportements, il comporte donc une origine. De fait, il sera déduit d’une présence d’esprit personnelle, par la conscience d’un état corporel. La nature de cet état corporel est constituée de comportements inconscients, soumis à l’éthique d’une conscience de l’esprit. Cet état corporel doit accorder un sens, dont le médium caractérise un nouveau média.
C’est ainsi qu’un neuvième sens se révèle à nous, par les propriétés de son médium physique ; le magnétisme, issu d’un niveau organisationnel plus subtil que celui de l’Univers, le Multivers dimensionnel (déjà traité dans d’autres articles).

Une conséquence forte de ce qui précède, c’est que le statut corporel est le pivot d’une constante d’optimisation de l’énergie par la manifestation vitale. Celle-ci se donne à l’existence sous les formes constituées des neuf médiums des sens : 1) l’eau. 2) la terre. 3) l’air. 4) le feu. 5) l’éther. 6) le temps. 7) l’espace. 8) l’Univers. 9) le Multivers. Son résultat va être un déplacement de conscience individuelle vers une conscience humaine par la métamorphose du corps informé par l’esprit. Celle-ci est induite par la faculté d’un esprit transmédiatique sous l’ingéniosité omnisciente de l’énergie. Du statut personnel indifférencié, applicable à n’importe quel phénomène de l’existence, nous entrevoyons, par l’opération d’une conscience humaine, une transition phénoménologique ascendante et qualitative, faite par l’esprit, entre le statut personnel et le statut d’être humain. Suivant la même logique appliquée aux sens, nous présageons que le statut d’être humain va représenter un état. Ce statut renvoi ainsi, d’une part, à un média, l’être humain, et d’autre part, à un médium d’absolu, dont, il utilise la nature. Cela laisse la pleine disponibilité à la Vie organique de manifester des propriétés d’omniscience, donnant à l’esprit les pleins pouvoirs de transmédier les différents états naturels d’un être humain, y compris lui-même. L’être humain transpose alors les réalités d’un Absolu, en reliant l’ensemble des états d’esprit issus des propriétés d’omniscience de la Vie organique. Voici comment, en dernier lieu, un absolu se manifeste à l’existence, par la représentation consciente d’un être humain. Celui-ci devient donc le dixième sens par l’existence de son état.
C’est aussi pourquoi, l’être humain devient le pivot d’une évolution particulière, l’expansion de conscience. Celle-ci peut se dérouler, qu’à la seule condition de respecter son principe d’identité, celui-ci s’intégrant sous la forme d’un fonctionnement humain.

Bien sûr, lorsque nous parlons d’omniscience, le terme d’omnipotence n’est pas loin de notre esprit. Comment relier ces trois termes d’omniscient, de transmédiatique, d’omnipotent ? Ce que cette réflexion ne nous dit pas encore, c’est quel sens accorder à la Vie organique si nous avons le fonctionnement humain ? Pour répondre à la première question, il nous faut d’abord répondre à la seconde pour en trouver la matière. Déceler un sens à la Vie organique alors que nous avons à notre disposition un fonctionnement humain, c’est découvrir l’aspect évolutionnaire d’une vie par son changement d’état. Ainsi la Vie organique, en changeant d’état, acquiert un nouveau sens, celui d’une vie sociale et c’est en cela qu’elle devient systémique. Grâce au champ social, le statut personnel découvre un médium dans lequel l’esprit peut développer une socio-physique. L’épanouissement de l’esprit va prendre la forme inhérente aux propriétés métaphysiques d’un nouveau domaine, celui d’ouvrir sa conscience à toute situation des vécus, dont il pourra s’enseigner. Ainsi, le fonctionnement humain participe d’une expansion de conscience, dont la vie sociale alimente l’esprit en données informatives d’une compréhension, élargie à tous les aspects de la manifestation existentielle. Puisque la vie sociale n’a pas besoin de conscience pour se manifester, alors l’esprit acquiert toute disposition pour exploiter les conditions d’information d’une conscience humaine. Nous pouvons ainsi relier l’esprit à la faculté d’omniscience. Maintenant ce que le fonctionnement humain permet, c’est de mener potentiellement l’esprit vers les sommets de sa condition d’existence. C’est donc en vertu de cette faculté accordée à l’esprit, celle d’être un transmédia omniscient, qu’une conscience découvre dans le statut de l’homme, la condition qui mène à l’omnipotence de la Nature. Celle-là même qui amène l’homme, à exister de plein droit en conscience. Le onzième sens existe bel et bien, mais n’appartient pas à l’homme, mais à la Nature. Celle-ci comporte en elle-même sa propre règle, sous la forme d’une Nature agissante par ses actions.

Cependant, si l’homme se comporte comme un média par son état, c’est parce qu’il le doit à la conscience humaine grâce à son esprit. Les actions de la Nature deviennent un médium métaphysique, pour un sens d’intégration de l’esprit par leurs informations. L’esprit est ainsi le douzième sens d’une conscience d’un tout, intégrant l’homme et son environnement naturel. Cette conscience excède la manifestation simultanée de tous les aspects socio-physiques de la vie sociale. L’esprit ne va pas pouvoir se manifester autrement que par la dualité, entre un savoir et ses formes respectives. C’est donc ainsi que le non-pensé se refuse à l’esprit, par l’impossibilité de franchir les frontières d’une conscience. D’une façon générale, l’existence ne peut être que consciente, dans les limites imposées par les possibilités psycho-physique de l’accession à ses connaissances. Il y a là, pour l’esprit, une frustration, dont le seul désir d’élimination devient un moteur pour une existence libre. Par ailleurs, il ne restera plus alors que l’éveil de la conscience, pour élucider le sens de cette existence auquel l’esprit est confronté. Ceci représentera ainsi le treizième sens et ultime sens, offert par l’existence elle-même, dont l’état reste à découvrir pour chacun d’entre nous.

Récapitulons, en humanologie, nous traitons l’analyse de la conscience avec treize sens physiques possibles et ses dérivés, correspondant à treize états subjectifs de conscience. Énumérons-les : 1) l’eau par le sens du goût, 2) la terre par le sens du toucher, 3) l’air par le sens de l’ouïe, 4) le feu par le sens de la vision, 5) l’éther par le sens de la fluidité, 6) le temps par le sens de l’intelligence, 7) l’espace par le sens de la conscience, 8) l’Univers par le sens de l’électricité, 9) le Multivers par le sens du magnétisme, 10) l’être humain par le sens social, 11) la Nature par le sens de l’action, 12) l’homme par le sens de l’absolu, 13) l’éveil de la conscience par le sens de l’existence. Il s’agit ici de donner corps, par son développement théorique, à un pragmatisme philosophique, dont l’esprit se sert, avec discernement, comme instrument de dévoilement existentiel. Par ailleurs, celui-ci est représenté, dans son résultat factuel et continu, par la manifestation d’un fonctionnement humain, dont l’entendement définit une conscience d’esprit. Celle-ci devient l’indice de référence d’une réalisation individuelle. L’humanologie correspond ainsi, au résultat d’une compréhension profonde, différente d’une contemplation classique, par la somme des indices utilisés comme moyens de réalisation, indices considérés par les treize sens accordés au fonctionnement humain.
Puisque la finalité consciente d’un esprit se trouve dans le savoir conscient d’un esprit inconscient de lui-même, il nous faut préciser ici, qu’une éthique devient l’attribut premier d’une stratégie comportementale de réalisation. En donnant à cette éthique comportementale, la direction d’une connaissance apportée par l’éveil conscient d’un esprit, nous satisfaisons pleinement au désir d’une vie sociale réussie. Son entière réalisation, issue d’un socle vital premier, respecte en tous points le pari individuel d’un libre-arbitre personnel.

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