De l’origine de la création


Mise à part une origine de la création telle que relatée par les écritures religieuses et qui n’a pas sa place ici, il existe une problématique intellectuelle de l’origine de la création qui puisse être abordée humainement. Le rôle de la conscience est de donner la possibilité de la connaissance, elle n’est pas à l’origine de la création mais elle sert par son développement, l’esprit de création. De la division du parcours solaire en passant par la révolution lunaire jusqu’à l’apparition des mécanismes d’horlogerie pour arriver à l’horloge atomique aux atomes d’ytterbium, le temps devient énergie de calcul pour l’orchestration des actions humaines, naturelles et artificielles. Une action dérive du taux d’information que l’on pourra déduire d’un temps de calcul.

Avant de parler du temps subjectif, il faut aborder brièvement le concept d’expérience humaine. Nous partons, dans l’exercice quotidien, d’une référence au soi de l’esprit, c’est à dire à ce que l’ensemble des informations que nous avons d’une situation nous permette de comprendre pour en dégager un comportement ou une action. Nous revenons à cette réalité lorsque nous sommes passés par les facultés du moi psychologique pour acquérir une conscience de l’événement quotidien et y apporter une réponse personnelle, ce qui délivre notre capacité d’action au sein de cette réalité dont notre comportement concoure à la faire évoluer. Le temps subjectif, c’est le temps psychologique individuel y compris ce que l’on appelle le temps imaginaire.

Tout est construction de l’esprit qui fait que l’engagement à l’action nécessite de saisir l’émotion personnelle générée par la situation en train de se vivre. L’émotion est une mémoire réactivée, c’est par elle que la fonction conceptuelle va exercer sa formulation de la situation ce qui va entraîner un désir d’action. Seule la réalité à laquelle se refaire le temps objectif est différente de la réalité à laquelle se réfère le temps subjectif. C’est ainsi qu’un corps vivant conscient se détache de son environnement et acquière le pouvoir d’esprit nécessaire pour construire par relativisme intellectuel, une entité psychologique évolutionnaire partenaire d’un réel à venir.

La mort individuelle est donc l’échec de ce processus de vie personnelle alors que la création perpétuelle est la source de vie de toutes réalités individuelles.