Guérir en intelligence


Il faut déjà sortir des définitions usuelles de l’intelligence. Si l’on veut comprendre l’intelligence il faut accepter l’accessibilité à la chose transcendante pour tous les phénomènes perçus par l’expérience humaine dans son effort de vie. L’intelligence, c’est la réalité manifestée en cours de manifestation par la seule personne qui en fait conscience de soi. Dans ce réel qui est celui de chacun de tous les phénomènes, y compris notre personne, la relation d’interdépendance est communication mais sans transmission, donc tous les phénomènes sont causée en toute liberté.

Guérir en intelligence c’est en premier tendre à guérir en conscience. Cette formule à un double sens en ce qui concerne le fait de guérir en conscience. Son premier sens détermine que toute conscience peut guérir en recouvrant sa pleine intégrité. Guérir en conscience implique l’acceptation de ces deux sens car de ceux si va naître une hiérarchie qui fera intégrer la conscience comme une fonction à l’usage de l’intelligence.

En reconnaissant le fonctionnement vital comme existant uniquement parce qu’il se fait corps physique sans dire pour autant quelles en sont ses limites et sa nature dans l’espace. Dans les réalités psychiques en train de se faire grâce au complexe mental/corps/esprit. L’esprit nous laisse à penser le mouvement ou sa dynamique, le corps ne donne rien mais est installation d’une réalité formelle aux travers des sens, le mental comme fonction de représentations situe un temps de compréhension. Une histoire, une continuité, ce qui fait enchaînement et donne une cohérence à des phénomènes que le mental lui présente.

Encore perçu l’addition des différents corps de fonctions qui par les niveaux d’échelles spatiales représentées par le mental forment entrelacs de relations qui s’apparentent bien au principe d’une relativité d’échelle observée dans le mécanisme du vivant et que l’on constate au travers des multiples aspects de la vie biologique et de ses structures. Une affaire d’illusion, un pouvoir heuristique de faire réel au travers de temps instantanés et dont les consciences successives créaient un présent dont la signification dépendra d’un passé ou d’un futur. Ou les corps de représentations fonctionnelles qui sont affaires de la fonction mentale et qui se chargent de délimiter les contours catégorielles par leurs espaces de sensations dictés par des sens physiques qui vont être donnés par l’esprit au travers de ses cohérences conscientes successives. Enfin le jeu social de relations qui dans leurs interdépendances dégage les règles de fusions des différentes consciences à l’oeuvre dans ce qui faut bien appeler une évolution personnelle.

Voila en survol ce qu’est l’intelligence, peut être bien une infinie intelligence car il est raisonnablement difficile d’y voir une origine comme d’en discerner une fin. Sans parler de son volume qui n’a aucunes limites si ce ne sont celles de nos conceptions.