La fabrique du Mouvement Respiratoire Primaire


Après avoir explicité ce qu’est le fonctionnement intégral, il faut entreprendre ce que peut être sa traduction dans le processus d’individuation. Pour qu’un état fonctionnel s’instaure du fait de l’existence de matières qui s’organisent dans la forme d’un vivant, il faut une conscience des informations qui forment réel à partir d’un dialogue entre une mémoire génétique et une psychologie évolutionnaire. Le mouvement respiratoire primaire est le corps fluidique du bon fonctionnement intégral qui doit être perçu sous la forme d’une Motilité Rythmique Organique, motilité d’ordre spontanée des tissus. Le micro-mouvement physique est l’interface naturel de la cognition, c’est à lui que revient le rôle de médiateur physique des pensées dont l’esprit individuel tire une cohérence pour faire conscience des fonctions qui l’établissent.

Le schéma directeur fonctionnel est la propension pour chaque chose à exister sous une forme duale par la simple attention aux informations qui permettent la production consciente de leurs réalités. Le micro-mouvement corporel est un mouvement de transformation de la réalité corporelle en des réalités conscientes de parties qui s’individualisent pour rejoindre par leurs fonctions autonomes, un tout esprit qui se manifeste dans un mouvement physique d’un tout organisé de ses parties par la vertue de la conscience. Il s’agit maintenant de faire une expérience de pensée. Lorsque la conscience se pose sur le micro-mouvement et que l’esprit laisse aller ses pensées, des informations viennent en conscience et font porter l’attention sur telle ou telle partie du corps vivant.

Chacun peut se rendre compte dans son esprit, que la mise en commun des fonctions organiques alimente le mouvement vers plus de discrimination des parties organiques. Le temps et l’espace se discriminent en fragment du mouvement qui vont dessiner dans la conscience individuelle les contours de structures qui entrent dans la constitution d’un mouvement de plus en plus ample, jusqu’à prendre la forme de la respiration pulmonaire. Continuons l’exploration, nous pouvons constater que la conscience du mouvement respiratoire pulmonaire s’estompe à son tour de la conscience pour donner à celle-ci l’attention au mouvement physique induit par le rythme cardiaque dans l’ensemble du corps. L’esprit individuel devient unitaire et fabrique les informations qui font conscience de l’observation d’expérience de sa réalité, constitutive d’une conscience de grains de mouvements qui s’apparentent à des vibrations physiques, qui font naître chez la personne les sentiments physiques à l’origine de la perception des propriétés d’états de la matière de son corps.

C’est ainsi que la conscience individualisée se centre en se détachant d’une vie dont elle sait qu’elle assure une autonomie de fonctions dans le cadre d’une individuation relationnelle avec un environnement qui lui délivre les moyens de son adaptation par une évolution libre de choix, dans ses transformations nécessaires à une pérennité d’existence. La conscience individualisée et centrée peut alors constituer une psychologie évolutionnaire au travers de la constitution d’un soi qui va assurer le développement de la conscience vers une discrimination de plus en plus nette des facteurs du réel.