Une finalité à l’expérience humaine ?


L’étude de la nature réelle de ce que représente en tant que phénomène l’information, nous laisse à penser que le traitement cognitif de l’information révèle un aspect physique sous l’introduction d’un mode actif et pas seulement intelligible que représenterait le phénomène d’information. Le sujet psychologique ou l’acteur naturel se dissocie de l’environnement dans lequel il exerce sa présence. Il est donc approprié d’introduire une finalité à l’expérience humaine. En philosophie nous pourrions parler de téléologie, ou la finalité objective de l’efficience d’une cause en vue d’un effet soit en clair le sens que peux prendre une vie individuelle dans l’exercice de sa vie.

La conscience de l’existence nous laisse entrevoir cette dualité individu/environnement qui engage à faire quelque chose de la vie nonobstant le fait qu’intégré à un système social, le sujet doit par plaisir ou par conformisme, trouver une place dans laquelle il puisse développer une vie sociale confortable en conséquence de son intégration au système sociétal. Ce système est lui même défini par des aïeux et alimenté au présent par des actions individuelles bien comprises. Que dire d’une finalité personnelle dont les convictions intimes signeraient une adhésion forte à des valeurs de vie?  Qu’elle est la question?  Concevoir un contenu naturel à l’esprit. Cela revient à donner à l’esprit des propriétés sensibles et actives que seuls le corps par l’expérience physique éprouve.

La prise en compte de l’aspect actif de l’information permet d’envisager, par le truchement de la conscience psychologique, un effacement du sujet au profit d’un sentiment exprimé dans la prise de conscience d’une compréhension nouvelle. Celle-ci doit être liée à l’émergence d’une possibilité pour l’esprit d’agir sur son environnement. Mais puisque deux actions ne peuvent se produire en même temps, celle du corps et celle de l’esprit, et que l’information monopolise la relation active à l’environnement dans une interaction communicante, seule la pensée pourra alors prendre la forme d’une conception intelligible et émotionnellement sensible, faisant expérience naturelle, dans un nouvel espace d’expression ouvert par la disponibilité des sens corporels.

La fonction cognitive devient pleinement libre à l’occupation d’un esprit en mouvement. La vie naturelle prendra corps par l’intelligence d’esprit d’un être en devenir, faisant de son temps et de son espace une nouvelle réalité, le corps physique de l’Homme, objectivement prêt aux nouvelles expériences du monde intelligible et sensible. La finalité de l’expérience humaine? Un cycle sans fin de réification d’un réel en devenir dont l’être humain est un des moteurs par conscience, soit un principe psychologique évolutionnaire en pleine exploration de bien autres choses que la simple vie triviale peut nous le laisser penser.