Le Réel, une subtilité du temps présent


Ces réalités partielles ne représentent que des clivages pratiques qui servent à gérer des situations factuelles, toujours en adéquation avec des réalités plus fondamentales. Vivre c’est être heureux de construire consciemment son bien-être quotidien. Un être n’est pas un personnage, une projection mentale de désirs, d’émotions ou d’aspirations, un être est un fragment du Réel par le simple fait d’exister à chaque instant « t » de vie. De tout ce Réel comme addition de fragments de réalités, se laisse voir une forme d’hyper-structure, un genre de poupées russes s’emboîtant les unes dans les autres.

Bien-sûr, ce qui se laisse voir ne le fait que par un effort d’abstraction, mais si nous accordons à chaque niveau de réalité ainsi qu’à chaque réalité partielle . Les racines relèveraient d’un autre corpus de réalités que l’on pourrait situer en amont d’une réalité universelle . Il s’agit ici de voir un principe pédagogique général se dessiner pour montrer la possibilité pour chacun, qu’un esprit individuel n’est sûrement que la partie émergée d’une hyper-structure de réalités phénoménologiques. Celui-ci pourrait être le vecteur de la faculté intelligente d’orchestrer les faits de mémoire, pour en délivrer une puissance énergétique de transformation sous la forme d’informations et ce pour tous les modèles de réalité, en assurant une vie d’ensemble par une capacité de mouvements et de comportements multiples et variés.

Nous avons vu précédemment que dans les strates des différentes formes de réalité, il existait un niveau de réalité correspondant aux manifestations de cycles fonctionnels. La correspondance, au niveau d’une réalité corporelle se manifeste par la grande variété de cycles physiologiques existants dans les formes qui vont des particules atomiques, constituants notre corps physique, au cycle cardiaque, respiratoire, ondes cérébrales en passant par la respiration cellulaire, les motilités organiques, la liste est non exhaustive car nous sommes fait et environné de cycles, qu’ils soient naturels ou sociaux. Celui-ci se mesure à partir du temps commun, il pourra rendre compte des différentes réalités opérant dans la sphère du singulier, du particulier, de l’individuel donc de l’unique. Ce temps relatif est la mesure réelle dont nous pourrons nous servir pour dresser une représentation fidèle de chacun de nous comme de chacun des phénomènes naturels ou artificiels.

C’est à partir de cette subtilité escomptée du présent, que nous pourrons ouvrir sereinement les portes d’une abstraction, ancrée dans le Réel. Un acteur vit soumis dans un environnement, même s’il choisit les moments de son action dans son milieu électif. Un être construit un présent dont les retombées ruisselleront dans toutes les réalités que son humanité psychologique et corporelle partage. Cet être conditionne la venue des médias concernés par ses relations conscientes et inconscientes.

Un être est une disposition perpétuelle à relier toutes les formes structurelles et fonctionnelles dans un présent, sous un mode d’intégration en temps réel pour manifester une réalité d’humain. Le temps commun signe une présence collective, le temps relatif signe une manière d’être pour faire humain à chaque instant. C’est bien à partir du temps objectif , que par l’utilisation du temps relatif l’esprit individuel peut déconstruire ce qui fait la rigidité d’une psychologie. Cela est fait par l’assouplissement d’un mental dont une inertie entraîne une mécanicité de vie, préjudiciable à la transformation individuelle demandée par un environnement en constante évolution.

Ce traitement d’informations quantiques que fait l’esprit se répercute sur la vie individuelle et manifeste une causalité par liberté à l’origine d’une conscience individualisée et centrée du fait des propriétés quantiques intrinsèques de ces informations . L’esprit peut donc relever aussi bien d’une partition individuelle que d’une absence de partition pour être omniscient.